mercredi 3 février 2010

Galettes, crêpes, etc.

Aujourd'hui c'est mercredi, jour des enfants, et je tiens à exprimer mon mépris envers tous ces robots à pneus qui sont incapables de préparer un café correct.


Par ailleurs, j'ai appris récemment par une étudiante aux Zarts Décos qu'on y enseigne toujours que la perspective est une invention du Quattrocento.

La bataille de San Romano - Paolo Uccello - vers 1435-1440 ?

Mosaïque de la bataille d'Issos - IIe siècle av. J.-C. - d'après Philoxénos d'Érétrie.

Une tête chenue m'a rétorqué : « OK, Mais il fallait sortir (avec précaution) de l'obscurantisme figé et entretenu par une kyrielle de papes qui mettront des siècles pour reconnaître officiellement que la terre n'est pas une galette de rois (mages). »

CQFD. La galette, c'est le mal.

3 commentaires:

Dimitri a dit…

Je t'opposerai, mon bon ami, que ta petite étudiante a bien appris sa leçon. Et les exemples que tu donnes ne sont pas pertinents pour deux roubles : il s'agit de perspectives "aériennes" sur la mise en place de figures. Quand on parle d'invention de la perspective, on parle de persp rationalisée avec établissement d'une ligne d'horizon virtuelle, de points de fuite et de construction d'éléments dans un espace 2D normé. Désolé, mais ça, les grecs ne l'avaient pas inventé...

bertrand bonnafous a dit…

Il ne me semble pas avoir affirmé que les grecs avaient inventé, ou qu'ils avaient découvert, ni même qu'ils avaient été les premiers à représenter la perspective, car je pense en fait que ce sont les Élohims. A moins que ce ne soit le peuple de Mû ?..

P.-S. La Mosaïque d'Alexandre se trouvait à Pompéi. It was a trap !

bertrand a dit…

Plus sérieusement, j'ai trouvé ce passage très intéressant au Livre VII De l'Architecture de Vitruve :

11. Riche de matériaux que je trouvais tout préparés (il fait précédemment une critique du plagiat ainsi qu'un éloge des physiciens et des philosophes) pour l'exécution de mon projet, je me les suis appropriés, et j'ai mis la main à l'œuvre. Et d'abord c'est Agatharque qui, lorsque Eschyle faisait connaître la bonne tragédie, faisait les décorations pour le théâtre d'Athènes, et laissa le premier un travail sur cette matière. À son exemple, Démocrite et Anaxagore écrivirent sur le même sujet; ils ont enseigné comment on pouvait, d'un point fixe, donné pour centre, si bien imiter la disposition naturelle des lignes qui sortent des yeux en s'élargissant, qu'on parvenait à faire illusion, et à représenter sur la scène de véritables édifices qui, peints sur une surface droite et unie, paraissent les uns près, les autres éloignés.

artworks © bertrand bonnafous