samedi 14 avril 2012

Études, corps et pipistrelles

La chauve-souris s'était prise dans les phares de la coccinelle.


Le petit corps de soie échut au creux de ma main. 

  
Et j'ai oublié la route. 


The bat was caught in the headlights of the Beetle.
The small body of silk fell to the palm of my hand.
And I forgot the road.

samedi 10 mars 2012

Oublier est normal.

A la croisée des souvenirs, j'ai fait trois nœuds. Pour ma peine ou t'en dessaisir, j'ai fait un vœu.



J'ai bien senti venir une ombre, dans le creux de mon dos deux doigts pointés : Bang ! Bang !



Y penser est fatal... Tout comme revoir un cruel symbole.

L'entropie de l'amour et des bancs publics ?


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mercredi 22 février 2012

vendredi 16 décembre 2011

Sens de lecture

Toi, l'esthète ! Dis-moi...
Préfères-tu le nez à droite ?


Ou à gauche ?

Car il paraît que certaines personnes accordent de l'importance à ce genre de chose...

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mercredi 16 novembre 2011

dimanche 6 novembre 2011

Sur ma bouche

"Je rentrais lentement, ramenant sur ma bouche un pan de mon manteau, irrité contre moi-même d'avoir consacré à de creuses méditations sur l'avenir une nuit que j'aurais pu employer à préparer la journée du lendemain, ou à dormir."
Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien

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lundi 10 octobre 2011

Vole, petit oiseau !

Contrairement à ce que l'on peut constater chez les oiseaux, la femelle de l'homo sapiens a le plus beau plumage.
Celui qui accusera le rédacteur de subjectivité se verra retourner l'argument :]




De cette idée, j'ai repensé à la plaque de Pioneer expédiée through space à l'intention des extraterrestres, avec Ken et Barbie sensés nous représenter.
Avec la fraicheur de mon fils lorsqu'il me demanda pourquoi Chewbacca ne reçoit pas de médaille à la fin de Star Wars, épisode IV, je fus étonné de la passivité palmaire de madame autant que de son absence de sexe... Même si j'imagine bien que les types de la NASA sont très sérieux et qu'ils ont fait ça sciemment, je n'ai pu m'empêcher d'y remédier...


Flipping the Bird

mardi 16 août 2011

Je dis Jedi

Quand on a une belle coupe de tifs, on aime citer Bichat : "La vie, c'est l'ensemble des forces qui résistent à la mort."
C'est joli, mais c'est idiot. C'est considérer la mort comme quelque chose qui résiste à l'ensemble des forces (ou de la La Force ?!) de la vie... Je vais demander son avis à mon ami Yoda.

     Comme un vampire ?

samedi 23 juillet 2011

Le Q.I. de la mouche espagnole

Des bouts de conversations entendus dans le bus. Qu'on ne me demande pas d'expliciter...



Hum...


Et pour finir, je tiens à dire que je connais personnellement des personnes qui savent utiliser une chaîne de Markov. Ce qui n'est pas mon cas. Une chaîne de vélo, à la limite...


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mercredi 22 juin 2011

L'inconscience des asticots

Comme machin disait, bientôt tu auras tout oublié ; bientôt tous t'auront oublié.


Tout va se diluer, même cette chaleur en bouquet qui a forgé ce souvenir constitutif de notre statue. Le feu des parfums, le feu des lumières.


La cité des souvenirs où souffle le vent du repos ? Pouf ! Aux asticots !
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dimanche 29 mai 2011

L'autre

Se connaître est le travail d'une vie. S'essayer à connaître autrui est vain et illusoire, mais divertissant.

Comme on pouvait le lire sur fronton du temple de Delphes "Connais-toi si tu l'oses" ou "Touche-toi toi-même", je ne sais plus...
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vendredi 6 mai 2011

L'homme à la tête de fraise

L'homme à la tête de fraise, quand son fruit pourrit un autre lui pousse.


Et sa mue poussiéreuse lui coule des poches.

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lundi 2 mai 2011

Stoïcisme rogntudjuu !

Zénon de Kition de Chypre serait mort après avoir achoppé. Un orteil pété, il se serait écrié quelque chose comme "Ouais oh ! C'est bon j'arrive !" - une citation d'un poète de Milet ? Ensuite il aurait retenu sa respiration et couic.
Pas Mal.
Personnellement, quand je me suis brisé un os de pied, j'ai plutôt donné dans le "putain de bordel !" Je ne devais pas penser que les cailloux étaient destinés à me pourrir selon la volonté du gouverneur de l'univers.

mardi 19 avril 2011

La fluctuation du télos

La création est ennemie de la sagesse qui est le sommeil des désirs.

Un peu comme le café est ennemi de la sieste... Qui n'est pas le sommeil des désirs. Hum, mauvais exemple.


vendredi 8 avril 2011

Bouger, dehors comme dedans.

Pour échapper aux postillons des casse-burnes, il faut s'affranchir des fictions communes et sans cesse enrichir les siennes.

Gaffe ! Y en a qui disent qui l'ont vu voler !
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Ainsi parlait Mézigue Mégalou τε μέγαν, après seulement deux cafés...

There is nothin' fair in this world

samedi 2 avril 2011

D.

Je veux juste saluer Daniel. Nous pensons toujours à toi.

Article du Républicain Lorrain sur www.cheminots.net

Article sur L.-O.

mercredi 2 mars 2011

Fausse Nature - Pause

Le francilien aime rire en se disant qu'à la campagne, on s'emmerde le jour et qu'on a peur la nuit.

C'est oublier que la campagne, ce n'est pas forcément Bridier, près de La Souterraine, ou Acon, près de Dun-sur-Auron où l'on peut avoir peur même le jour...
Dans ma campagne j'aime me laisser aller. Le jour et la nuit. Accessoirement faire la gueule.



La nuit est l'hygiène de la journée.
Elle lave les couleurs saturées des matins cartes-postales, chromatiques bavaroises indigestes,


les ciels bleus versaillais migraineux sauvés par des cafés difficiles.
Elle dilue et pénètre le ciel graphite du Morvan, et sa boue.


La nuit domine, positive.
Elle sait s'unir au sable et au granit lumineux d'une belle journée.

So I forget them too

dimanche 6 février 2011

Teuf Teuf...

Un empêcheur de fumer en rond est aussi toxique pour l'esprit qu'une clope pour un poumon.



A vouloir devenir sain, on risque de devenir un fâcheux pour soi-même, ou indifférent à tout ; les ascètes sont des emmerdeurs.

mardi 1 février 2011

Entêté

Pour apprécier une douceur, il faut savoir s'en délier.
Il faut retrouver la première inspiration.



Ne pas s'enrouler et se plier comme le réglisse !
Il faut s'étirer, se ramasser, s'étirer... Autour.

mardi 25 janvier 2011

La culotte des bienheureux.

Parfois, on aimerait retrouver sa culotte de Walter (1), celle d'avant, celle qui portait notre corps et notre esprit léger d'andouille.
Mais la lucidité est comme un nougat dans une dent creuse. Si vous retirez le nougat, vous devrez assommer le nerf.

Une façon amusante de vivre lucidement, et qui évite de se vautrer dans la nostalgie, consiste à considérer le monde – le cosmos, les andouilles - à froid. Parce que, posez la question à un junkie, il n'est pas tenable de vivre tous les jours avec l'esprit clair.
Rapidement, vous vous extrairez du monde pour vous tenir en arbitre, dans une lucidité toute relative car vous serez à côté de vos pompes, dans cette citadelle intérieure depuis si longtemps vanté. La tour d'ivoire nécessite de plus gros investissements...

Pensez à alternez avec une autre posture, sans cela vous risquez de vous emmerder ou de vous transformer en endive.

(1) Walter White - http://www.savewalterwhite.com/
Pour ceux qui n'ont pas la tv : http://www.arte.tv/fr/mouvement-de-cinema/Breaking-Bad/3429428.html

jeudi 30 décembre 2010

La divination et la frime

J'ai entendu des humoristes reprendre l'idée que l'on ne peut pas construire ou appréhender le monde de demain avec des idées d'hier. C'est un vieux tube qui n'a jamais été correctement étayé. S'agit-il d'intervenir dans le futur façon docteur Emmett Brown ? Est-ce une proposition d'amnésie ? Est-ce une façon polie d'insulter un trotskiste ? S'il l'en est encore...

Je vais vous dire un secret, l'humanité s'est construite sur les idées de la veille.
Maintenant que je vous l'ai dit ce secret, je peux vous souhaiter de joyeuses fêtes.

Et puis un croquis pour les frimeurs, car l'histoire des mâles c'est un peu l'histoire de la frime.

Bise.

mercredi 10 novembre 2010

Pommes

Quand le sage montre la lune
C'est pour oublier ses triquebilles
Car il craint la variole
Et goûte peu l'aréole

lundi 8 novembre 2010

modulable


" Qu’un peintre aille, un beau jour, poser tant bien que mal
La tête d’un humain sur le cou d’un cheval;
A des membres divers, monstrueux assemblage,
Que son caprice ajoute un bizarre plumage;
Qu’il termine en poisson le buste noble et beau
D’une femme: en voyant cet étrange tableau,
Chers Pisons, vous rirez, n’est-ce pas — Tel me semble
Un livre, amas confus d’objets mêlés ensemble
Sans principe ni fin, partant sans unité,
Rêves creux d’un cerveau par la fièvre agité.
Le peintre et le poète ont l’heureux privilège
De tout oser; ce droit qui toujours les protège,
Je l’accorde, bien plus, j’en réclame ma part,
Mais qu’il reste interdit par la nature et l’art
D’unir dans la même œuvre, accouplant les contraires,
Aux tigres les brebis, aux oiseaux les vipères. "
HORACE - L’ART POÉTIQUE 

mercredi 6 octobre 2010

La ouacome ça comme

Où il lui dit : "l'as-tu vue ma belle tablette en fourrure ?"

Et elle répond : "Ah ! Ah ! Reluque donc mes bananes de l'espace !"

 Après le chahut, ils s'échangent des blagues fluos mais évitent l'humour de droite parce que ça tache.

jeudi 2 septembre 2010

Piou...

Nous le savons maintenant, Diogène de Sinope avait raison avant et contre Freud : la masturbation ne rend pas sourd.

Grâce aux blogs, la masturbation intellectuelle rend désormais miro... Voire con-con.
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artworks © bertrand bonnafous